Arrêter de fumer de manière naturelle, sans stress, ni prise de poids

L’addiction ou l’esclavage des temps modernes

Addiction

Comme l’écrit à juste titre Nuran SOYSAL dans son livre « Libérez-vous des addictions » : de son premier à son dernier souffle, l’être humain est dépendant d’autrui affectivement.

Et au risque de vous choquer il s’agit bien là de la 1ère addiction dont nous souffrons !

J’emploie à bon escient le mot souffrance, car c’est bien de cela dont il s’agit, une addiction quelle qu’elle soit vous entraîne irrémédiablement vers la souffrance et une forme d’esclavage.

Mais qu’est-ce qu’une addiction me direz-vous ?

Bien que la majorité des personnes pensent ne pas y être confrontée, et j’ai malheureusement le regret de vous dire qu’ils ont tort.

En effet, on estime qu`environ 90% des personnes sont victimes d`une quelconque dépendance. Cette dépendance peut aller d`une simple habitude à des dépendances impliquant un potentiel de destruction physique et mentale.

D’après le Dr Dodin, psychiatre et spécialiste des dépendances : « Nous vivons dans une société de consommation qui produit tout ce que l’on peut désirer avant même que l’on ait désiré quoique ce soit. Une société de consommation qui aime mélanger les genres, entretenir la confusion entre bonheur matériel et spirituel, exploiter nos désirs et nos peurs pour nous rendre plus dépendants ».

De quoi nous faire frémir !

À l’origine de chaque addiction, il y a le plaisir et cela, je vous le concède, peut-vous sembler assez contradictoire et prêter à confusion avec la souffrance dont je vous ai parlé un peu plus haut.

Tout d’abord revenons à la définition d’une addiction.

D’après Wikipédia, l’addiction également appelée dépendance se caractérise par l’envie répétée et irrépressible de faire ou de consommer quelque chose en dépit de la motivation et des efforts du sujet pour s’y soustraire.

Si on s’en réfère à l’étymologie latine le terme d’addiction exprime une absence d’indépendance et de liberté, donc bien un esclavage.

Cela a de quoi faire peur !

Car de nos jours, même si les définitions ont évoluées et varies de celles existantes dans la civilisation Romaine, au final l’addiction nous mènes indéniablement vers une privation de liberté et une forme d’esclavage.

Petit aparté, je possède un dictionnaire : « Le Robert : Dictionnaire pratique de la langue Française » qui date de 2003, et croyez-le ou non le mot addiction ni figure pas !!!

Je me suis donc tournée vers le mot dépendance et arrive en 3ème position la définition qui nous intéresse : « Fait pour une personne de dépendre de quelqu’un ou de quelque chose avec comme exemple Asservissement à une drogue ».

Tout cela pour vous faire prendre conscience, que l’addiction il y a 17 ans, restait encore assez mal connue et l’on s’en tenait, en grande partie, à une dépendance aux drogues

Il a fallu attendre 2016 pour que le terme d’addiction soit assimilé par la société, et que l’addictologie devienne une spécialité médicale et universitaire, à part entière.

Aujourd’hui, on retrouve donc comme principale définition dans le milieu médical :

« Les addictions sont des pathologies cérébrales définies par une dépendance à une substance ou une activité, avec des conséquences délétères ».

L’addiction se caractérise principalement par la répétition d’un comportement qui nous procure du plaisir ou nous aide à nous sentir mieux, et bien que nous sachions qu’il est néfaste pour nous, nous sommes dans l’incapacité de le contrôler et de le stopper, sans compter qu’il peut entraîner un désinvestissement progressif des autres activités de vie.

L’installation d’une dépendance implique donc au moins trois mécaniques

  • Une augmentation de la motivation à consommer la drogue (recherche de plaisir),
  • Un état émotionnel négatif (recherche d’un soulagement),
  • Une diminution de la capacité à se contrôler (perte de contrôle de la consommation).

Ainsi, une personne est dépendante lorsqu’elle se retrouve dans l’impossibilité de s’abstenir de consommer ; elle perd le contrôle de l’usage d’une substance ou d’un comportement et ce, malgré la survenue de conséquences négatives sur sa santé et sur sa vie sociale.

La dépendance se caractérise également par la survenue de symptômes de sevrage en cas d`absence de la substance ou activité addictive, ainsi que par le développement d`une tolérance impliquant une augmentation de la dose nécessaire.

D’après le Ministère de la Santé et de la Solidarité, les addictions posent, en France comme à l’échelle européenne et dans le reste du monde, un problème de santé publique majeur, dont les impacts sont multiples, sanitaires, médicaux et sociaux.

La consommation de substances psychoactives est responsable en France de plus de 100 000 décès évitables par accidents et par maladies, dont près de 40 000 par cancers. Les conduites addictives interviennent ainsi dans environ 30 % avant 65 ans (également appelée mortalité prématurée).

Des dépendances peuvent survenir à tout moment de l’existence, mais la période de 15 à 25 ans est la plus propice à leur émergence. Le comportement à risque des adolescents et des jeunes adultes facilite en effet les premières expériences, et l’usage précoce de drogues expose à un risque accru d’apparition d’une addiction par la suite.

Mais l’addiction à des substances telles que les drogues ne s’arrêtent pas là

Les addictions les plus répandues concernent le tabac et l’alcool. Viennent ensuite le cannabis et, loin derrière, les opiacés (héroïne, morphine), la cocaïne, les amphétamines et dérivés de synthèse.

Il existe également des addictions liées à des activités (et non à des substances), comme les jeux d’argent, les jeux vidéo, le sexe, les achats compulsifs, mais également des addictions d’ordre affectives et bien d’autres…

Je vais vous expliquer la raison pour laquelle la recherche du plaisir est étroitement liée à l’addiction

L’addiction démarre essentiellement avec le plaisir généré par la substance consommée ou l’activité pratiquée. Cette sensation agréable est due à des modifications électrochimiques qui se produisent au niveau du cerveau ; la libération de dopamine et de sérotonine, en particulier, participe à la sensation de bien-être et au plaisir ressenti.

On parle d’addiction lorsque le bien-être d’une personne est dépendant :

  • soit d’une substance (alcool, tabac, drogue, médicament, etc.) ;
  • soit d’un comportement (abuser des jeux en ligne, acheter compulsivement, manger en trop grande quantité, avoir une sexualité excessive, etc.).

Cette addiction règne durablement sur la vie de la personne, lui impose de renouveler régulièrement la pratique concernée et décide de ses priorités.

Au final, ce qui avait commencé comme un pseudo plaisir finit par une souffrance car vous ne prenez plus cette substance pour vous procurer du plaisir ou du bien-être mais pour combler un manque qu’elle aura elle-même engendré.

Cela devient un véritable cercle vicieux.

On distingue trois grands types de dépendances

  • La dépendance physique ;
  • La dépendance psychique ou psychologique ;
  • La dépendance comportementale liée aux habitudes.

Et je dois vous préciser que malheureusement le tabagisme regroupe ces trois types de dépendance

Avec par exemple : 

  • La nicotine pour l’aspect physique ;
  • La gestion du stress pour l’aspect psychologique ;
  • Le fait d’associé par exemple son café du matin avec la prise d’une cigarette, ce qui crée une habitude.

Fumer est sournois, car même si de nombreuses mesures ont été adoptées pour protéger en partie les non-fumeurs, comme par exemple de ne pas fumer dans les lieux publics, la cigarette ne présente pas cette forme d’exclusion sociale que l’on rencontre avec des drogues tels que le cannabis, la cocaïne, l’héroïne… et même l’alcool.

Le tabac modifie peu votre comportement et votre attitude vis-à-vis des autres et vous pouvez continuer à vivre « normalement » (restant à savoir où se situe la normalité, mais ça c’est un autre débat), avoir un emploi, une famille, des ami(e)s, elle n’altère, pas de l’extérieur du moins, la personne que vous êtes, à l’inverse des autres drogues que j’ai citées plus haut qui vous désociabilise peu à peu.

 

Cependant, du fait de son effet addictif très rapide, on considère que la nicotine est la troisième source d’addiction dans le monde

Sachant cela, effectivement, on se rend bien compte que le tabac n’a rien d’une drogue douce.

Sans oublier que le tabac tue 50% des gens qui en consomment !

Si j’évoque tout cela avec vous c’est pour tenter de vous déculpabiliser car vous n’êtes pas entièrement responsable de cette situation et vous n’êtes pas non plus dépourvues de volonté ou bien trop lâches pour envisager d’arrêter de fumer

Mais que tout simplement ce n’est pas facile d’arrêter.

Cependant, bonne nouvelle, comme je vous l’ai détaillé dans mon précédent article les effets du tabac sont réversibles et dès les premiers jours le mécanisme s’inverse et tend vers une meilleure santé.

Alors oui, je ne vais vous mentir la cigarette est une véritable addiction mais avec les bonnes techniques qui prennent en compte les 3 différents types de dépendances qu’elle génère vous pouvez quand même être pleine d’espoir et envisager sérieusement de devenir non-fumeuse à court ou moyen terme.

Pour conclure cet article, je trouvais intéressant vous présenter le diagnostic de l’addiction établi selon l'INSERM

Car il me semble essentiel, pour envisager et entreprendre un sevrage tabagique de bien comprendre le fonctionnement de l’addiction et de tout ce qui en découle.

Un sujet est considéré comme souffrant d’une addiction quand il présente ou a présenté, au cours des 12 derniers mois, au moins deux des onze critères suivants

  • Besoin impérieux et irrépressible de consommer la substance ou de jouer (craving) ;
  • Perte de contrôle sur la quantité et le temps dédié à la prise de substance ou au jeu ;
  • Beaucoup de temps consacré à la recherche de substances ou au jeu ;
  • Augmentation de la tolérance au produit addictif ;
  • Présence d’un syndrome de sevrage, c’est-à-dire de l’ensemble des symptômes provoqués par l’arrêt brutal de la consommation ou du jeu ;
  • Incapacité de remplir des obligations importantes ;
  • Usage même lorsqu’il y a un risque physique ;
  • Problèmes personnels ou sociaux ;
  • Désir ou efforts persistants pour diminuer les doses ou l’activité ;
  • Activités réduites au profit de la consommation ou du jeu ;
  • Poursuite de la consommation malgré les dégâts physiques ou psychologiques.

L’addiction est qualifiée de faible si 2 à 3 critères sont satisfaits, modérée pour 4 à 5 critères et sévère pour 6 critères et plus.

J’espère que cet article vous aura aider à y voir plus clair, sur qu’est une addiction et si vous en souffrez.

N’hésitez pas le commenter et à le partager si vous pensez qu’il peut aider une personne de votre en entourage

Et avant de partir n’oubliez pas de télécharger votre cadeau gratuit !

À très vite

Portez-vous bien

Christelle

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6 commentaires sur “L’addiction ou l’esclavage des temps modernes”